Ma classe en question

Bonne fête MAMAN! Bonne fête PAPA!

La fête des mère c'est après les vacances mais pour que tout soit prêt dans les temps, il faut s'y prendre à l'avance car les petites mains travaillent à leur rythme et le matériel à commander est parfois un peu long à arriver!

Un avant goût en photos et quelques réminiscences, sans doute un peu floues car c'est notre cadeau de l'année dernière! Mais cette année, je suis tellement en retard que je suis en avance!!!!!Hey hey!

Le matériel:

  • Du plastique fou ou dingue transparent et noir. Chaque plaque est coupée en 8 et perforée à gauche en format paysage.
  • Des crayons de couleur biieeeeeen taillés et des feutres à peinture extra fins!
  • Une perforatrice.
  • Un porte grigri par enfant (lots dans différents catalogues créatifs et scolaires).
  • Du fil élastique.

Le déroulement: après s'être entraînés à écrire Maman je t'aime en cursive pour les GS et en CAPITALE pour les MS, on passe sur le vrai support!

1/ La plaque transparente: on écrit maman du côté lisse et chaque enfant recouvre l'autre face d'un graphisme élaboré en amont.

ATTENTION subtilité! Les décorations au crayon de couleur doivent être faites du côté rugueux du plastique fou mais si vous écrivez maman du même côté, ce sera à l'envers, à moins de faire le choix de mettre le côté mat au dessus, ce qui est très sympa également.

Sinon, pensez à retourner le plastique pour écrire "maman" au posca (sinon ça glisse du côté lisse)!

Pour les graphismes, j'ai demandé à chaque élève de trouver son idée, une idée originale et d'en faire le plan sur une feuille du même format (A4 divisée par 8). C'est ce croquis qu'ils devront reproduire sur le plastique par la suite.

Donc du côté lisse maman et du côté rugueux un fond graphique.

2/ La plaque noire:

Cette fois, pas de jeu de transparance possible, on écrira Je t'aime sur le côté rugueux au Posca blanc pour obtenir un effet ardoise. Par contre, j'ai laissé les enfants rajouter une ou deux déco de chaque côté (fleurs ou coeurs pour lesquels nous nous sommes entraînés auparavant)  c'est en général un mélange de crayon de couleur et de feutre à peinture.

3/ Perforation avant cuisson en superposant les deux plaques dans le bon sens. L'idée, c'est qu'on ait la plaque Maman au dessus et que la noire apparaisse en dessous par transparence et qu'on découvre je t'aime en les décalant.

4: Cuisson selon les instructions du papier que vous aurez acheté. En général, à four chaud 180°, il faut 3mn. Attention, cette partie est cruciale.

POur ma part, j'utilise un moule à tarte en silicone, des spatules de crèpe party et un dico! La il faut être prête dès la sortie du four car il faut tout retirer et plaquer sous le dico avant que cela ne refroidisse.

La spatule servira à décoller (le moule souple facilite le décollement...Hey sisi, je vous garantie, il n'y a cas essayer sur une plaque classique pour constater la différence!), la petite plaque devra être immédiatement posée sur une surface lisse et propre et le dictionnaire permettra de la remettre bien à plat si ce n'était plus le cas mais il faut le faire viiiiiite.

Une fois que tout est froid, il faut bien sur assemble le noir et le blanc de chaque enfant! Les prénoms auront été écrits tout petit sur un côté car si si, je vous jure, il y en a toujours qui sont incapables de se souvenir de ce qu'ils ont fait.

Ensuite, je passe un fil élastique pour relier les deux plaques et je l'accroche enfin au porte-grigri!

 

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Vivement le printemps!

Oui, je sais, ce n'est pas le moment, oui, il reste plus d'un mois qui nous sépare du revival printanier!

 

papillon

 

C'est sans doute pour palier à cet enfer hiver qui n'en finit pas que l'esprit de dame nature s'est emparé de moi ce matin. (OUi j'ai la grippe, je délire un peu!) Alors, que je préparais une quiche avec mes deux zébulons préférés, je m'apprêtais à jeter l'embalage lorsque je fus foudroyée par cette idée: en une fraction de secondes, je me retrouvai ciseaux en main en train d'agiter symétriquement les deux volets encadrant le support de ma pâte feuilletée et c'est dans un geste frénétique et totalement instinctif que je me mis à découper deux supports (futures ailes) et des antennes ainsi qu'un abdomen pointu (pardon aux scientifiques si le papillon n'a pas d'abdomen). Voilà pourquoi, je n'ai pas les photos intermédiaires de mes étapes.

Deux secondes plus tards, je me retrouve clouée à une chaise traçant des lignes horizontales parallèles les unes aux autres (pas mal pour s'entraîner à tracer en respectant une trajectoire, bon, les moyens auront peut être droit à des petits points à relier, à voir....)

C'est alors qu'un stylo noir en main, les graphismes spécifiques à mes deux sections se mirent à envahir les espaces vides!

Alors que je n'avais pas résolu le problème des ailes (papier de soie, carton ondulé, éventails recyclés....autant vous faire part de mes idées si certains(es) veulent essayer), il me vient à l'esprit que l'année dernière, j'avais fabriqué des papillons en utilisant la symétrie avec la peinture. Mon fiston assistant à la logorrhé de mes réflexions ressort alors une de ses anciennes productions. Pour fabriquer ce papillon, il vous faudra donc:

  • Réclamer aux parents le carton d'amballage d'une tarte (Bio marque repère), je ne les ai pas toutes essayées.   Si, si, ils ont l'habitude maintenant.
  • Des feutres noirs.
  • Des yeux mobiles ou autocollants si vous souhaitez rendre ce merveilleux papillon encore plus attrayant!
  • De la peinture: encre à dessiner à projeter à la pipette (si si les parents d'élèves ont tous des pipettes de doliprune ou d'abnil à la maison), gouache, nacrée. Pour cette activité, j'évite la peinture acrylique qui a tendance à mal sécher ou à coller.

1: découpage du carton de la pâte à tarte par l'adulte.

2: traits horizontaux à la règle  tracés de haut en bas et graphismes adaptés au feutre noir (mon fiston, plus grand a fait un peu compliqué) mais je propose toujours les deux niveaux MS et GS sur le modèle.

3: sur une feuille canson ou 120g (c'est important pour la tenue) pliée en deux, l'enfant va explorer différentes techniques. Je les limite à une moitié de la feuille pour que ce ne soit pas trop chargé! Après avoir bien rempli cette moitié de feuille, on plie sur la marque pour imprimer la peinture sur l'autre face et on déplie! Maaaaagie! Le papillon apparaît.

4: après le séchage, on coupe la feuille en deux sur le trait de la pliure puis, selon le dessin, dans le sens horizontal. IL faut les ajuster au support en carton pour les coller par dessus. Je précise que les deux volets en carton ont préalablement été découpés comme des ailes, soit deux de chaque côté du "corps" du papillon. Ces languettes doivent être assez étroites pour servir de support aux ailes peintes sans que ça dépasse.

Je partage cette activité dont je viens d'avoir l'idée mais avec tous les projets qui fourmillent dans ma classe cette année, je ne suis pas certaine d'avoir le temps de les réaliser.

Promis, à ma prochaine quiche, je poste les étapes intermédiaires!

Ateliers de manipulation individuels type Montessori.....Je me lance

L'article arrive sur le tard mais cet été, j'ai potassé pour mettre en place des ateliers de manipulation individuels type Montessori. Comme je fonctionne assez souvent en PMEV cf l'excellent site matern'ailes.net , je voulais que ce moment ne ressemble pas aux autres car la manipulation a déjà une place importante dans la vie de la classe.

C'est là qu'intervient le quand, quoi, où comment? Cela permet en général d'y voir plus clair.

Quoi?

Mes sources ont été la BSD banque de séquence didactique  et Fofy à l'école qui ont déjà fait un superbe travail de catégorisation que je ne referai pas ici. Ce sont précisément ces sites et la qualité du travail éffectué qui m'ont permis de me lancer. Dans un premier temps,  il faut commencer par faire un inventaire de ce que vous avez dans vos classe et de ce que vous pouvez fabriquer à moindre coût. Ensuite, le catégoriser pour pouvoir le ranger à la bonne place.

J'ai d'abord profité cet été du déménagement complet de ma classe (elle a été repeinte) pour retrier mes jeux en suivant plus ou moins les catégories de Montessori. Vous savez, ce jeux que vous avez en un seul exemplaire, qui ne peut donc suffire à combler un atelier et que tout le monde s'arrache à l'accueil. Du coup, j'ai mis tout ces jeux de côté, et j'en ai trouvé vraiment pas mal.

Où?

Dans des coins bien définis. Pour chaque catégorie de jeux, il y a un coin, une étagère dédiée ex: entraîner sa main et jeux de prélecture sont dans le même coin (tout ce qui correspond à se préparer à apprendre à lire et à écrire). Dans un autre placard dont je laisse la porte ouverte, il y a les jeux sensoriels et de volumes dans l'espace ainsi que quelques petits jeux de numération. Enfin, une dernière étagère présente les jeux de formes et grandeurs. J'avoue qu'il s'en cache d'autres car le tri dans une classe n'est jamais une affaire très simple mais on s'y retrouve. Je sais qu'on peut mettre des photos ou un code couleur à l'emplacement de chaque jeu. Je ne l'ai pas fait car j'en suis encore au stade expérimental, il y aura donc des ajustements à faire.

Le principe de base c'est le plateau individuel. Quelque soit sa présentation, un plateau/ un enfant et un emplacement. L'enfant devra reposer le plateau là où il l'a pris. Pour les jeux orphelins de plateau, j'utilise les barquettes de cantine que tout le monde connaît et qui restent une valeur sûre.

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Quand?

En début d'année, comme les élèves ne sont pas forcément habitués, il y a LE moment des ateliers de manipulation individuels. Comme mon école fait 13h30 15h30 l'après midi et que j'ai des GS et des MS. Je consacre le début d'après midi à des activités spécifiques aux GS pendant le repos des moyens et dès l'arrivée des premiers moyens, le temps des ateliers individuels est ouvert. Ceci permet vraiment un déroulement de l'après midi tout en douceur pendant lequel j'ai le temps de circuler pour voir comment chacun s'en sort. Le début d'année est compliqué car de nombreux jeux restent encore inconnus. Le temps de tous les présenter, au début, je laisse les enfants jouer sans consigne. Comme certaines sont clairement inscrites dans le dispositif, il est rare que les enfants fassent n'importe quoi. Au départ, j'insiste sur le calme qui doit régner dans la classe à ce moment là et sur l'utilisation des barquettes. Tout ceci demande déjà pas mal de temps. Une fois que les jeux sont bien connus, cela devient un vrai plaisir et on se rend compte que c'est une vrai ruche qui se met en place.

Quelles traces?

Après avoir mis en place dans ma classe les brevets initiés par Christine Lemoine des matern'ailes cf lien en haut de la page. J'avais trouvé ce qui me convenait le mieux pour que les élèves deviennent vraiment autonomes avec leurs brevets: un petit cahier de brevets cf la photo pour pouvoir les utiliser à n'importe quel moment. Ainsi, chaque élève a son cahier dans le casier (un cahier format italienne grand format coupé en trois dans le sens horizontal), il y a toujours un pot de feutres verts pour cocher les brevets à disposition.

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Bien sûr, j'ai trouvé des brevets pour certains ateliers mais ce qui m'embêtait c'est que les brevets que j'utilise dans ma classe sont des ateliers que je peux utiliser à 6 ou 8 élèves, du coup, j'avais opté pour d'autres jeux sur le temps des ateliers de manipulation individuels.

Je me suis longtemps demandée: comment laisser une trace de tout ce travail effectué??????? Sur le site de la BSD, on voit l'enseignante prendre en photo les productions de ses élèves et leur faire coller dans un cahier. Là, je me suis dit:"Au secouuuuuuuuuuurs". Et oui! Bien que passionnée de pédagogie, j'ai mes limites: une vie, d'autres zenfants qui m'attendent le soir et qui n'ont pas demandé à voir leur mère découper 27x3 photos préalablement imprimées etc....tous les jours. 

Du coup, à la façon d'un brevet simplifié ou d'une mini fiche de réussite, j'ai fabriqué une vignette pour chaque atelier individuel. Cela ne met pas en valeur une progression comme sur les brevets mais constitue plutôt l'étape finale d'une manipulation. Ce n'est peut être pas ce qu'il y a de plus exhaustif mais cela permet à chaque enfant de garder une mémoire de ce qu'il a fait, cela me permet également d'orienter les élèves vers des ateliers qui n'ont pas encore été réalisés (une fois le plaisir de la répétition assouvi, il me semble que notre rôle est d'ouvrir les perspectives pour faire avancer chacun vers de nouvelles découvertes).

Comment?

Vous en savez déjà pas mal maintenant. Voici les derniers détails techniques.

Mon cahier de Brevets et de réussites s'est retourné pour devenir en plus un cahier d'ateliers individuels!

Dès qu'un atelier est terminé et validé par un adulte. L'élève le range et va coller sa vignette.

Des barquettes par domaines d'activité avec les vignettes à l'intérieur.

Des feutres verts.

De la colle.

Tout reste à disposition sur la même table. C'est l'endroit où l'on vient valider sa réussite, c'est à côté des casiers pour faciliter le rangement.

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Je l'ai testé pendant 4 mois et j'en suis ravie, mes élèves aussi.Je rajoute des ateliers au fur et à mesure de l'année, le père Noël a aussi pensé à nous.

Maintenant que les enfants sont habitués, ils utilisent aussi les ateliers individuels à l'accueil et lorsqu'un travail est terminé. Lorsque je fonctionne en ateliers avec inscriptions libres (cf matern'ailes), en plus des coins jeux, il y a aussi les ateliers individuels....et le calme et la concentration s'invitent dans la classe!

Le bilan est très positif. Chaque élève se révèle bien plus actif qu'en ateliers classiques. J'ai enfin l'impression d'exploiter au maximum le matériel que j'ai dans ma classe. Chacun va à son rythme et c'est vrai que cela est très intéressant de voir vers quoi se dirige chaque enfant. Mon besoin de contrôle a été compensé par mes petites vignettes, du coup, je suis comblée.

Quelques précisions. Après avoir potassé un peu MOntessori, je ne me revendique pas comme étant pure et dure. Je pense qu'il y a énormément de choses positives à en tirer, cependant, d'autres courants pédagogiques issus des méthodes actives m'isnpirent. Je me suis retrouvée face à des enfants qui souhaitaient faire un atelier qui le permettait à deux. Comme les socio-constructivistes le disent, c'est aussi entre pairs qu'il se passe des discussions, divergences, confrontations, immitations qui font évoluer les choses et peuvent favoriser des conflits socio-cognitifs. Dans ce cas, j'accepte à condition que le calme soit respecté et qu'ils chuchottent.



Fin »